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Le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand a attaqué ceux qui concourent à hystériser le débat sur la réforme des retraites, estimant que trouver un compromis n’est "pas insurmontable".
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"On n’est pas là pour faire une guerre mais pour créer de la justice. L’enjeu maintenant c’est de trouver un compromis", a affirmé Richard Ferrand face à la multiplication des critiques politiques et syndicales avant la reprise de la concertation mardi sur les retraites. Richard Ferrand défend un projet gouvernemental "juste" qui "corrige de vraies inégalités" envers les femmes, les chômeurs, les carrières hachées, les agriculteurs, les artisans.
Il juge "néfaste pour notre démocratie, notre démocratie sociale, certains propos et attitudes de syndicalistes comme de politiques qui concourent à hystériser le débat", assurant qu’on "n’est pas dans une guerre de tranchées".
Il faut, selon lui, "que le gouvernement et ces organisations syndicales rapprochent leurs positions pour aboutir, dans la compréhension réciproque, sans préalable ni ligne rouge". "Aux négociateurs de trouver les voies de rapprochement en sortant des postures. Avec un peu de bonne foi, cela ne me paraît pas insurmontable", a-t-il ajouté.
De leurs côtés, une vingtaine de députés, dont des élus LREM Jean-François Cesarini, Matthieu Orphelin, Delphine Bagarry ou encore Paula Forteza, demandent, dans une lettre ouverte au Premier ministre Edouard Philippe et son gouvernement une modulation de l’âge d’équilibre suivant la pénibilité. "La réforme des retraites doit être une réforme sociétale et non budgétaire. Elle est nécessaire et juste car elle réduit les inégalités et supprime des injustices", écrivent-ils dans cette lettre publiée par le JDD. Selon eux, "la fin des régimes spéciaux ne signe pas la fin des différences entre les personnes" car "arrivé à 60 ans, un cadre peut espérer vivre jusqu’à 75 ans en bonne santé, contre 65 ans pour un ouvrier". Il faudrait donc, selon eux, "poser comme principe que les durées de cotisation soient modulées en fonction de seulement deux critères : le risque quotidien et la pénibilité, mesurée à l’aune de l’espérance de vie en bonne santé".
Concernant le financement, ils proposent de jouer sur le taux de cotisation de solidarité sur les revenus, avec par exemple "un relèvement du taux de 2,8% sur les revenus au-delà de 10.000 euros/mois". "L’idée est d’acter une revalorisation annuelle par tranches, sans toucher à la revalorisation au niveau de l’inflation pour les pensions modestes".
Autre piste : "les réserves importantes des régimes complémentaires pourraient être mises à contribution pour combler d’éventuels déficits liés à la période transitoire entre les deux systèmes".


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