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L’immobilier de bureaux confirme son repli début 2019 en Île-de-France, soit l’essentiel du marché français : déjà en net recul fin 2018 après une période d’essor, les investissements chutent au premier trimestre, les grandes opérations se raréfiant, montre vendredi une étude trimestrielle.
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"Le ralentissement observé fin2018 sur le marché francilien se confirme", a résumé dans une note, Grégoire de la Ferté, spécialiste du secteur au cabinet CBRE, qui, rassemblé au sein du groupement Immostat avec trois autres acteurs majeurs de l’immobilier d’entreprise - BNP Paribas Real Estate, Cushman and Wakefield et JLL -, participe à un bilan pour le premier trimestre.
"Cette décélération est la résultante de deux facteurs pesant actuellement sur le marché immobilier tertiaire, avec d’un côté une conjoncture économique un peu moins porteuse que lors des années précédentes et de l’autre un niveau d’offre disponible bas, particulièrement dans Paris", a-t-il détaillé.
Au premier trimestre, le montant global des investissements dans l’immobilier francilien d’entreprise a baissé de 22% par rapport à un an plus tôt, à 2,4 milliards d’euros. La surface totale des ventes et locations de bureaux, dites "demande placée", a reculé de 23%.
"Ce qui est notable, c’est qu’il n’y a pas de très grosses transactions : la plus grosse fait 200 millions d’euros", a remarqué auprès de l’AFP Delphine Mahé, de JLL. "Les gros volumes ont un peu de mal à trouver acquéreur au prix demandé par les vendeurs."
Pour autant, "il ne faut pas s’alarmer : on ne voit pas du tout de chute de la demande malgré le contexte économique qui est incertain", a-t-elle relativisé, rappelant que l’"on sort d’une année 2018 particulièrement dynamique".
Les investissements dans l’immobilier de bureaux avaient bondi l’an dernier de 17% pour dépasser les 23 milliards d’euros, un niveau jamais vu.
"Le plus gros des opérations sur les grosses transactions sont faites", a jugé Mme Mahé. "Ce qu’on voit maintenant, ce sont les transactions entre 1000et 5000 mètres carrés qui sont très actives", soit moins les grandes entreprises que les moyennes, souvent sous-traitantes des premières.
"C’est bon signe, c’est que l’économie tourne", a-t-elle conclu.
jdy/fka/mcj


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