(Article mis à jour le 21/10/2008 )
Banques : L’Etat soutient 6 banques privées françaises pour un montant total de 10, 5 milliards d’euros
La crise financière n’épargnera aucune banque ! L’Etat injecte 10,5 milliards d’euros dans 6 grandes banques privées françaises afin de leur permettre de continuer à commercialiser des crédits...sans quoi l’économie, privée de crédits pourrait chuter lourdement.
Ainsi, les Banques Populaires, BNP Paribas, Les Caisses d’épargne, le Crédit Agricole, le Crédit Mutuel et la Société générale ont convenu de vouloir émettre des emprunts auprès de l’Etat, d’ici la fin de l’année.
Ces prêts consentis par l’Etat permettra à ces banques de contenir leur ratio d’engagement de crédits octroyés par rapoprt à leurs fonds propres. Ces derniers devant subir une dépréciation de leurs actifs, suite à la tempête boursière de ces dernières semaines.
Les banques françaises disaient ne pas en avoir besoin. Solides, peu impactées par la crise financière... mais avec la dépréciation de leurs actifs, les banques se retrouvent plus proches des limites autorisées entre le niveau de leurs fonds propres et leurs encours de crédits octroyés. La solution pour que ces banques continuent de distribuer les crédits, dont l’économie a besoin, est d’augmenter leurs fonds propres. L’Etat Français leur vient alors en aide...
Après avoir vu toutes les grandes banques européennes recapitalisées tour à tour, à l’image du géant ING hier, à hauteur de 10 milliards d’euros par l’Etat néerlandais, les banques françaises avancent donc maintenant dans la lumière, regroupées pour ne pas apparaître plus affaiblie l’une que l’autre.
L’Etat injectera 10,5 milliards d’euros sous forme de souscription aux émissions de dettes subordonnées des principales banques privées françaises.
Banques : L’Etat ne sera pas actionnaire des 6 banques privées
Il ne s’agit pas de recapitalisation au sens strict du terme. L’Etat ne rentre pas dans le capital des banques. L’opération vise à renforcer les fonds propres des banques, afin de respecter leurs ratios de solvabilité. L’Etat ne rentre donc pas dans le capital des banques, ce que redoutaient du reste les marchés financiers. La dilution du capital des banques aurait été jugée très négativement.
Ces emprunts émis par les banques, auxquels souscrira l’Etat, seront rémunérés à hauteur de 400 points de base au-dessus du taux actuel sans risque.
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